FESTIVAL DE PÂQUES DE FRIBOURG

Christ notre Pâque

L’histoire et les origines de Pâques

Dans les consciences de la majorité des gens, le mot « Pâques » indique la fête catholique célébrée chaque année à la même époque pour rappeler la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, la semaine qui précède étant consacrée à commémorer la passion de Jésus, ses souffrances et sa mort sur la croix. Avant cela, les premiers chrétiens célébraient la résurrection de Jésus-Christ le quatorzième jour du mois de Nisan (mars-avril pour nous), date de la Pâque juive.

Christian Cross. Congratulations on Palm Sunday, Easter and the Resurrection of Christ. Vector illustration EPS10
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Le peuple d’Israël

Ce jour, spécial pour le peuple juif et ordonné par l’Eternel, désigne donc la nuit où l’ange de l’Éternel passa dans les maisons des Égyptiens pour exécuter le jugement de Dieu, dont les Israélites furent protégés en appliquant les instructions divines. L’histoire biblique est relatée dans le livre d’Exode au chapitre 12. Ce mot « Pâque » est la traduction latine du mot hébreu « Pessa’h» qui signifie « passage » avec le sens de « passer outre », « épargner ». L’ordonnance de la Pâque juive est une loi perpétuelle pour Israël, et dans le monde entier, les Juifs la célèbrent toujours.

La tradition païenne

Vous me direz : « Mais qu’en est-il des œufs, des lapins, du chocolat, etc. ? » Chez les Égyptiens, les Perses et les Romains notamment, l’œuf est un symbole de vie, que l’on s’offrait au printemps. Au Moyen-Âge, il était interdit de manger des œufs pendant le carême. Or, les poules de la maison ne s’arrêtaient pas pour autant de pondre ! De là vient la tradition de s’offrir des œufs décorés, avec le surplus. Le lapin vient d’une tradition païenne germanique : il était l’emblème de la déesse Ost Ara, symbole de fertilité et du printemps. Edifiant, non ? Nous sommes loin des origines et surtout du sens des événements initiaux.

Aujourd’hui, la vraie Pâque c'est Christ !

Les cérémonies pendant les jours de la fête de Pâques “chrétienne” rappellent les souffrances et la crucifixion du Seigneur Jésus-Christ, suivies de sa résurrection. Rappelez-vous des paroles de Jésus lors du dernier souper qu’il prit avec ses disciples avant sa passion et sa résurrection. Il parle lui-même de la Pâque (juive à l’époque) en disant : « J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir ; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la 

nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » Evangile de Luc au chapitre 22 et les versets 15 à 20. Par ces paroles, on comprend que la Pâque que Jésus célébrait ce soir-là avec ses disciples revêtait la vraie signification de sa mission sur cette terre : l’Agneau de Dieu (un des noms de Jésus-Christ dans la Bible) allait offrir sa vie sur la croix pour la rémission des péchés et la rédemption de toutes celles et ceux qui croiraient pleinement en Lui.

Une Pâque nouvelle

C’est une Pâque nouvelle, spirituelle, qui a été instituée par le Seigneur lui-même, pour une relation, ou plutôt une « communion » quotidienne avec lui. Dans l’Evangile de Jean au chapitre 6, Jésus a posé le fondement de la foi en Lui par ces paroles : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi à la vie éternelle. Je suis le pain de vie. […] En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Ceux qui croient en lui sont couverts par son sang versé à la croix pour nos péchés et nos maladies ; en ce sens, Christ est notre Pâque. 

Mais c’est surtout pour toutes celles et ceux qui sont sans cette espérance, sans ce témoignage intérieur qu’Il s’est sacrifié. Oui, par la foi en Jésus-Christ nous passons des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie.

Les yeux de notre cœur s’ouvrent, et nous sommes délivrés de la puissance de Satan afin de recevoir pleinement le pardon de nos péchés et l’héritage de la vie éternelle selon le livre des Actes au chapitre 26 et le verset 18. 

Dans la réalité spirituelle de la nouvelle naissance dont Jésus parlait à Nicodème dans l’évangile de Jean au chapitre 3, nous expérimentons le passage d’une vie de péchés – qui ont été pardonnés à cause de notre repentance – à une vie de sanctification et de vérité par l’union avec Jésus-Christ. 

C’est cela la vraie Pâque, une fête quotidienne dans la foi au Fils de Dieu ressuscité ! De plus, Il est lui-même la vraie Pâque puisqu’Il nous fait passer de la mort du péché à une vie de résurrection par l’Esprit Saint, nous rendant participants à sa propre résurrection et à sa gloire dans les lieux célestes. Nous étions morts par nos péchés : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ » selon le livre des Ephésiens au chapitre 2 et les versets 1 à 7.  

Délivré des ténèbres​

Enfin, il est notre Pâque parce qu’il nous délivre d’un pays de ténèbres et d’esclavage pour nous conduire et nous 

faire entrer dans un royaume nouveau que Dieu a pré-paré et promis à ceux qui l’aiment. Pour les vrais disciples de Christ, la Pâque n’est pas une célébration religieuse annuelle, mais une réalité quotidienne. La mort de Christ sur la croix et sa résurrection sont pour eux les fondements de leur foi et l’objet d’une grande espérance. L’apôtre Paul a écrit dans le premier livre des Corinthiens au chapitre 15 et aux versets 3 et 4, une promesse extraordinaire « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures ».

Jésus est vivant

C’est glorieusement vrai, mais quelle incidence cette vérité a-t-elle dans nos vies ? La résurrection du Seigneur Jésus-Christ est un fait incontestable pour tous ceux qui confessent être chrétiens. Le Seigneur en qui nous croyons et que nous suivons est vivant, (virgule pas obligatoire, mais je la mettrais) et chaque matin nous devrions saluer sa présence et son action dans nos vies. Il est le soleil de justice qui se lève sur tous ceux qui, dans le monde entier, l’on reçut comme leur Sauveur et Seigneur, leur apportant le salut, la vie éternelle, le secours et la guérison. (je mettrais : […] leur Sauveur et Seigneur ; il leur apporte le salut, la vie éternelle, le secours et la guérison.)  

« Mais pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice brillera, avec la guérison dans ses rayons ; vous sortirez en bondissant comme des veaux à l’engrais. » Selon le livre de Malachie au chapitre 4 et le verset 2. Jésus nous a assuré de sa présence quotidienne : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » selon l’évangile de Matthieu au chapitre 28 et le verset 20. C’est le témoignage que nous communique son Esprit en remplissant nos cœurs de paix, de joie et d’une vivante espérance pour notre propre résurrection, selon le livre des Romains au chapitre 8, les versets 10 et 11 : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

Christ notre Pâque, l'assurance de notre résurrection

La résurrection est une merveilleuse espérance pour ceux qui sont sauvés, comme le dit le Seigneur Jésus-Christ : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » Selon l’évangile de Jean au chapitre 14 et les versets 1 à 3. C’est ce qu’écrit aussi l’apôtre Paul dans le premier livre des Thessaloniciens au chapitre 4 et les versets 16 et 17 : « Car le Seigneur lui–même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » Nous attendons la rédemption, la résurrection de notre corps : « Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. » selon le livre des Romains le chapitre 8 et le verset 23. Célébrons donc Celui qui est au centre de cette fête ; souvenons-nous et réjouissons-nous de la vie que nous avons en Dieu. 

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